Fortin Audrey. (2025). Les effets aigus d'une séance combinant l'activité physique et l'engagement cognitif sur l'inattention et l'impulsivité d'élèves entre 8 et 10 ans. Essai doctoral, Université du Québec à Chicoutimi.
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Résumé
Au Québec, la prévalence du trouble du TDA/H chez les enfants a connu une augmentation significative au cours des dernières années. Bien que les traitements pharmacologiques aient démontré une efficacité reconnue pour atténuer les symptômes de ce trouble susceptibles d’interférer avec le fonctionnement ou le développement de l’enfant, ils présentent certaines limites, notamment en raison d’effets secondaires potentiels. Cette situation contribue à l’intérêt croissant pour des approches alternatives, telles que l’activité physique (AP), qui offre de nombreux bénéfices sur le plan cognitif, psychologique et moteur. Des études récentes indiquent que les effets de l’engagement cognitif pourraient être amplifiés lorsqu’elle est combinée à l’AP, notamment en ce qui concerne certaines fonctions exécutives comme l’attention et l’inhibition. Dans l’optique d’évaluer l’effet aigu d’une séance combinant l’engagement cognitif et l’AP sur les symptômes d’inattention et d’impulsivité, la présente étude propose une expérimentation dans laquelle différents tests évaluant l’attention et l’inhibition sont administrés auprès d’une population d’enfants âgés de 8 à 10 ans (groupe contrôle vs groupe expérimental ; groupe TDA/H vs groupe neurotypique). L’analyse des résultats n’a pas permis de relever un effet spécifique de l’intervention sur les symptômes d’inattention et d’impulsivité des participants. Les résultats montrent une amélioration générale de l’attention et de l’impulsivité au fil du temps, mais sans différence significative entre les groupes expérimental et contrôle, ni entre les élèves TDA/H et les élèves neurotypiques. Ces résultats sont cohérents avec ceux obtenus par Legault et al. (2011) et Plummer-D’Amato et al. (2012), qui n’ont également pas observé d’effet significatif de l’intervention sur les performances attentionnelles et par Mavilidi et al. (2020) et Schmidt et al. (2015) qui n’ont pas non plus observé d’effets bénéfiques sur l’inhibition. Certaines tendances suggèrent toutefois des effets bénéfiques potentiels, particulièrement dans des tâches sollicitant davantage l’attention soutenue. Cela est en accord avec les résultats obtenus par Kolovelonis et al. (2022) ainsi que par Gentile et al. (2020), qui ont observé une amélioration des performances des enfants en ce qui concerne les fonctions exécutives à la suite d’interventions d’AP stimulant le plan cognitif. Davantage de recherches demeurent nécessaires pour approfondir l’analyse des facteurs méthodologiques susceptibles d’influencer les résultats notamment la durée, la fréquence et l’intensité des interventions en vue d’optimiser les programmes alliant l’engagement cognitif et l’AP. Des investigations plus approfondies des mécanismes sous-jacents à la performance, ainsi que des caractéristiques individuelles, associées à des mesures physiologiques et comportementales, offriraient une compréhension plus fine de l'impact à long terme de ces interventions sur les fonctions exécutives.
| Type de document: | Thèse ou mémoire de l'UQAC (Essai doctoral) |
|---|---|
| Date: | Octobre 2025 |
| Lieu de publication: | Chicoutimi |
| Programme d'étude: | 1746 - Doctorat en psychologie (psychologie clinique) |
| Nombre de pages: | 93 |
| ISBN: | Non spécifié |
| Unité(s) institutionnelle(s): | Départements et unités pédagogiques > Département des sciences de la santé > Programmes d'études de cycles supérieurs en psychologie |
| Directeur(s), Co-directeur(s) et responsable(s): | Bouchard, Julie Simard, Laurie |
| Mots-clés: | activité physique, engagement cognitif, inattention, impulsivité, trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité, TDAH |
| Déposé le: | 03 août 2026 19:01 |
|---|---|
| Dernière modification: | 03 août 2026 19:06 |
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