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Analyse et comparaison de l’empreinte carbone de la production conventionnelle et biologique de bleuet sauvage : étude de cas à la Bleuetière d’enseignement et de recherche de l’Université du Québec à Chicoutimi au Saguenay–Lac-Saint-Jean

Yao, N'guessan Charles. (2026). Analyse et comparaison de l’empreinte carbone de la production conventionnelle et biologique de bleuet sauvage : étude de cas à la Bleuetière d’enseignement et de recherche de l’Université du Québec à Chicoutimi au Saguenay–Lac-Saint-Jean. Mémoire de maîtrise, Université du Québec à Chicoutimi.

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Résumé

La lutte contre les changements climatiques est une préoccupation majeure pour l’agriculture, et la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) est un enjeu clé. L’industrie du bleuet sauvage est une activité économique importante dans la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean, qui abrite la plus grande superficie cultivée du Québec. Cependant, aucune étude n’a évalué les implications climatiques de sa production. Ce mémoire vise à évaluer et à comparer l’empreinte carbone de la culture conventionnelle et biologique du bleuet sauvage par une étude de cas sur la Bleuetière d’enseignement et de recherche (BER) de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) au Saguenay–Lac-Saint-Jean. L’objectif est d’analyser et de comparer l’empreinte carbone des deux systèmes de production et d’identifier les principales étapes émettrices de GES.

Cette étude s’appuie sur une évaluation de l’empreinte carbone de la production de bleuet dans une perspective de cycle de vie conforme à la norme ISO 14044 et effectuée à l’aide du logiciel OpenLCA. L’analyse couvre l’ensemble du processus de production, soit « du berceau à la porte » : fabrication et transport des intrants agricoles, opérations culturales (fauchage, fertilisation, pollinisation et récolte), et transport des bleuets vers l’usine de congélation. Les effets sur l’environnement ont été évalués à l’aide de la méthode IPCC 2013 et exprimés en kilogrammes équivalents en dioxyde de carbone (kg CO₂-éq). Nous avons utilisé deux unités fonctionnelles : les émissions par kilogramme de bleuet produit et les émissions par 100 $ de bleuets vendus. Les données d’inventaire principales ont été collectées à la BER de l’UQAC située à Normandin, tandis que les données secondaires viennent de la base de données Ecoinvent.

L’analyse des résultats de la simulation Monte Carlo montre qu’il est impossible de tirer une conclusion sur la différence significative des empreintes carbones des systèmes conventionnel et biologique. Dans ce contexte, il devient alors clair que les différences entre les systèmes de production sont seulement des tendances non significatives. Les résultats montrent que la production biologique a généralement une empreinte carbone plus faible que la production conventionnelle. Les émissions de GES varient entre 0,42 et 0,57 kg CO₂-éq kg⁻¹ de bleuets pour la production biologique, comparativement à 0,46 et 0,72 kg CO₂-éq kg⁻¹ de bleuets pour la production conventionnelle, selon les scénarios considérés. En ce qui concerne l’unité fonctionnelle « émissions par 100 $ de bleuets vendus », les émissions varient de 13,36 à 18,12 kg CO₂-éq 100 $-1 de bleuets vendus pour la production biologique et de 23,37 à 36,64 kg CO₂-éq 100 $-1 pour la production conventionnelle. Toutefois, lorsque les estimations reposent sur des données locales d’émissions de N2O issues de mesures expérimentales, l’écart entre les deux systèmes devient marginal, avec une différence observée d’environ 8,7 % avec l’unité fonctionnelle des émissions par kg de bleuets produits au champ. Ces estimations différentes selon les types de sources de données suggèrent que les distinctions entre les systèmes biologique et conventionnel sont fortement atténuées lorsque les données locales d’émissions de N2O sont utilisées. Par conséquent, l’avantage environnemental du système biologique dépend de la source des émissions des émissions de N2O du sol, ce qui met en évidence l’importance du choix des données dans l’analyse comparative des systèmes de production de bleuet. L’analyse indique que lorsque les données empiriques propres au site sont utilisées, la fertilisation et la consommation de carburant des opérations mécanisées constituent les principales sources d’émissions. Elle souligne l’utilité importante de s’appuyer sur des données d’inventaire d’émissions locales pour accroître la fiabilité des évaluations environnementales.

Type de document:Thèse ou mémoire de l'UQAC (Mémoire de maîtrise)
Date:2026
Lieu de publication:Chicoutimi
Programme d'étude:3018 - Maîtrise en ressources renouvelables
Nombre de pages:86
ISBN:Non spécifié
Unité(s) institutionnelle(s):Départements et unités pédagogiques > Département des sciences fondamentales > Programmes d'études de cycles supérieurs en ressources renouvelables, environnement et biologie
Directeur(s), Co-directeur(s) et responsable(s):Faubert, Patrick
Paré, Maxime C.
Marouani, Emna
Mots-clés:bleuet sauvage, émission de N2O, empreinte carbone, gestion des gaz à effet de serre, gestion du cycle de vie
Déposé le:10 sept. 2026 17:56
Dernière modification:10 sept. 2026 17:56
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