Brillon-Baillargeon, Bianka. (2026). La psychopathie primaire et la psychopathie secondaire : leurs liens avec l'empathie cognitive et affective dans une population non institutionnalisée. Essai doctoral, Université du Québec à Chicoutimi.
Prévisualisation |
PDF
467kB |
Résumé
La psychopathie, caractérisée par des traits tels que le manque d’empathie, la manipulation et l’impulsivité, présente des implications importantes pour le fonctionnement interpersonnel. L’empathie, quant à elle, peut se distinguer par l’empathie affective (résonance et dissonance affective) et l’empathie cognitive, qui réfère à la capacité de comprendre et d’inférer les états mentaux et émotionnels d’autrui. L’interaction entre la psychopathie et l’empathie demeure un enjeu central de recherche. Puisque le sexe peut influencer la psychopathie et l’empathie, la présente étude a examiné la relation entre les types de psychopathie (primaire et secondaire) et les formes d’empathie (affective et cognitive), tout en contrôlant pour le sexe. Cette recherche s’inscrit dans le cadre d’un projet mené auprès d’une population universitaire.
Cette étude transversale a été réalisée auprès de 920 étudiant.e.s (731 femmes, 189 hommes ; M = 25,37 ans) à l’aide de questionnaires auto-rapportés via la plateforme Lime Survey. Les données ont été analysées par corrélations de Pearson et régressions linéaires multiples afin d’évaluer les relations entre les variables et tester les hypothèses. Les modèles de régression ont contrôlé pour le sexe attribué à la naissance et ont examiné séparément l’effet de la psychopathie primaire et secondaire sur l’empathie affective (résonnance affective (RA) et dissonance affective (DA)) et cognitive (EC).
Les résultats indiquent des liens négatifs significatifs entre les traits de psychopathie primaire et l’empathie affective et cognitive (RA : r = -0,604, p ≤ 0,001 ; DA : r = -0,599, p ≤ 0,001 et EC : r = -0,295, p≤ 0,001). Les traits de psychopathie secondaire sont également négativement liés à l’empathie affective et cognitive (RA : r = -0,237, p ≤ 0,001 ; DA : r = -0,367, p ≤ 0,001 et EC : r = -0,248, p ≤ 0,001). Le sexe attribué à la naissance était un prédicteur significatif de l’empathie, les femmes présentant des niveaux plus élevés que les hommes.
Ces observations peuvent mettre en lumière le développement d’interventions psychologiques mieux adaptées, en tenant compte du type de psychopathie et du profil empathique des individus. L’étude fournit également des outils validés permettant de mesurer les traits psychopathiques et l’empathie dans des contextes non cliniques, favorisant ainsi des évaluations plus précises et ciblées.
| Type de document: | Thèse ou mémoire de l'UQAC (Essai doctoral) |
|---|---|
| Date: | Août 2026 |
| Lieu de publication: | Chicoutimi |
| Programme d'étude: | 1746 - Doctorat en psychologie (psychologie clinique) |
| Nombre de pages: | 65 |
| ISBN: | Non spécifié |
| Unité(s) institutionnelle(s): | Départements et unités pédagogiques > Département des sciences de la santé > Programmes d'études de cycles supérieurs en psychologie |
| Directeur(s), Co-directeur(s) et responsable(s): | Côté, Karine Earls, Christopher M. |
| Mots-clés: | empathie affective, empathie cognitive, population universitaire, psychopathie primaire, psychopathie secondaire, sexe |
| Déposé le: | 11 sept. 2026 17:40 |
|---|---|
| Dernière modification: | 11 sept. 2026 17:40 |
Éditer le document (administrateurs uniquement)
