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Étude de l'impact des lignes de transport d'hydroélectricité sur les stocks et la dynamique du carbone biogénique forestier dans le territoire québécois

Olapo, Ange. (2026). Étude de l'impact des lignes de transport d'hydroélectricité sur les stocks et la dynamique du carbone biogénique forestier dans le territoire québécois. Mémoire de maîtrise, Université du Québec à Chicoutimi.

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Résumé

Les émissions mondiales de dioxyde de carbone (CO2) imputables de la production d’électricité représentent une part importante des rejets globaux. Mais les émissions attribuables au secteur électrique n’ont pas connu de croissance, et ce, grâce à l’essor des énergies renouvelables. L’agence internationale de l’énergie fait savoir que les énergies renouvelables notamment le solaire, l’éolien et l’hydroélectricité ont permis d’éviter 2,2 milliards de tonnes de CO2 en 2022. Et parmi ces énergies renouvelables l’hydroélectricité reste la plus primordial et la plus fiable. Bien que sa mise en oeuvre nécessite un investissement initial important, sa longévité et ses faibles coûts d’exploitation et d’entretien en font une option énergétique particulièrement compétitive.

Dans le cadre de sa stratégie de transition énergétique, axée sur le plan pour une économie verte d’ici 2030, le gouvernement du Québec vise donc à réduire sa dépendance vis-à-vis des combustibles fossiles importés. Pour y parvenir, il mise sur une électrification accrue de l’économie provinciale. Cette approche impliquera notamment une expansion significative des capacités de production, de transport et de distribution au Québec et vers les régions voisines. L’hydroélectricité, bien qu’il s’agisse d’une source d’énergie renouvelable, est totalement inutile sans le réseau de lignes électriques qui en constitue le vecteur essentiel. Ces lignes sont les artères vitales qui acheminent l’énergie depuis les barrages souvent situés dans des zones reculées vers les centres de consommation tels que les villes et les industries.

La présence de ces lignes de transport d’électricité dans les zones forestières explique l’accent particulier mis, dans cette étude, sur le carbone forestier au sein des corridors de lignes électriques. Il est donc tout à fait pertinent qu’une étude portant sur l’impact des emprises de lignes électriques sur les stocks et la dynamique de carbone de la biomasse forestière au Québec ait été menée. Dans un premier temps, les peuplements forestiers du Québec ont été classés en fonction de leurs caractéristiques écologiques et de leur composition en espèces ; ensuite, une modélisation a été réalisée à l’aide du modèle du bilan du carbone du secteur forestier canadien (CBMCFS3), suivant l’approche de niveau 3 du GIEC, pour l’ensemble des groupes de peuplements identifiés, afin d’évaluer la perte de puits de carbone forestier attribuable à ces peuplements.

Les simulations ont permis la quantification de la perte de puits de carbone attribuable à la mise en place sur le milieu forestier de ces emprises de lignes électriques. Une observation minutieuse à donc été portée sur la dynamique du carbone dans les forêts impactées par la mise en place de ces emprises. Les résultats sont sans équivoque. Les emprises réduisent considérablement et ce pendant le long termes la quantité de carbone que peut séquestrer le couvert végétal, en particulier le couvert végétal mature. Les zones forestières présentant la plus forte densité d’arbres ont donc été identifiées comme les principales responsables des pertes de puits de carbone imputables à la mise en place des emprises de lignes électriques.

Les résultats finaux ont montré que les infrastructures de transport d’électricité en milieu forestier ont entraîné la perte d’environ 4 millions de tonnes de carbone forestier depuis leur installation soit environ 60 tonnes de carbone perdues par hectare de surface forestière, principalement en raison de la déforestation. L’implantation des lignes électriques sur le milieu forestier implique d’abattre les arbres présents, donc cela induit la déforestation, par ricochet diminution de la quantité de végétation sur place, et si la végétation sur place diminue, le potentiel de séquestration de carbone forestier diminue également et donc les émissions de gaz à effet de serre (GES) augmentent. Cette étude aura permis de comprendre l’influence direct des infrastructures de transport électriques sur la capacité des forêts au Québec à être des puits de carbone. Cet aspect doit grandement être pris en compte dans les politiques gouvernementales de gestion des forêts et de lutte contre le changement climatique.

Type de document:Thèse ou mémoire de l'UQAC (Mémoire de maîtrise)
Date:2026
Lieu de publication:Chicoutimi
Programme d'étude:3018 - Maîtrise en ressources renouvelables
Nombre de pages:78
ISBN:Non spécifié
Unité(s) institutionnelle(s):Départements et unités pédagogiques > Département des sciences fondamentales > Programmes d'études de cycles supérieurs en ressources renouvelables, environnement et biologie
Directeur(s), Co-directeur(s) et responsable(s):Boucher, Jean-François
Levasseur, Annie
Mots-clés:carbone forestier, déforestation, écosystèmes forestiers, emprises de lignes électriques, hydroélectricité, modélisation du carbone, Québec, séquestration du carbone, transport d’électricité
Déposé le:02 oct. 2026 18:52
Dernière modification:02 oct. 2026 18:52
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