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Vers une définition de l'automatisme québécois

Millward Vincent John. (1997). Vers une définition de l'automatisme québécois. Mémoire de maîtrise, Université du Québec à Chicoutimi.

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Résumé

En lisant l'ouvrage Surréalisme et littérature québécoise: histoire d'une révolution culturelle ([1977], 1986) d'André-G. Bourassa, l'étincelle qui a inspiré ce mémoire de maîtrise, j'ai été étonné de l'insistance des automatises québécois à vouloir se distinguer du surréalisme bien que ce mouvement les ait influencés d'une manière importante. Cela m'a amené à proposer, en me penchant sur les divers et nombreux écrits de Paul-Émile Borduas, de Fernand Leduc et de Claude Gauvreau, et aussi en prenant en considération les recherches d'autres chercheurs, une étude approfondie des fondements de l'automatisme québécois et de sa spécificité vis-à-vis du surréalisme.

D'abord, je considère l'influence d'André Breton et du surréalisme sur Borduas, Leduc et Gauvreau et puis les similitudes qui existent entre l'automatisme québécois et le mouvement dont Breton fut le chef de file. Ensuite, j'examine les différences que les trois automatistes mettent en avant entre les deux écoles. À la lumière de ces ressemblances et de ces différences, j'étudie comment les deux peintres et le littérateur définissent l'automatisme québécois en me rappelant que ce mouvement, aussi bien que le surréalisme, veut toucher aux arts en général: les arts plastiques, la littérature, la danse, etc. En somme, j'essaie de déterminer précisément sur quoi porte la dénégation des automatistes vis-à-vis du surréalisme afin de savoir si, en effet, l'automatisme québécois se distingue d'une manière importante du surréalisme. À partir de mon étude, je cherche à formuler une définition opératoire de l'automatisme québécois qui, sans être définitive, essaiera au moins d'en saisir l'essence en s'ajoutant aux recherches de ceux et celles qui se sont intéressés, et s'intéressent encore, aux automatistes québécois.

Tout compte fait, on découvre qu'il existe un esprit commun entre ce que l'« automatisme surrationnel » et l'« automatisme psychique pur » surréaliste. Toi Borduas appelle Tous deux sont nés d'un esprit contestataire et font valoir à divers degrés l'anti-académisme, l'apolitisme, l'anticléricalisme, l'athéisme, l'humanisme et l'importance de l'inconscient. Toutefois, Borduas, Leduc et Gauvreau proclament le dépassement du surréalisme et ils soulignent des différences importantes qui distinguent l'automatisme québécois du mouvement européen : la non-figuration, l'accent mis sur la matérialité des oeuvres et la manière dont le désir de l'artiste s'y manifeste (ce qui est la base de la critique automatiste selon le « contenu manifeste » et l'« authenticité »), l'importance de la spontanéité absolue, la méfiance à l'égard de l'intention et finalement l'action et l'émotivité de l'artiste par opposition à la passivité et à l'émotivité neutre.

Il y a bien sûr des nuances chez Borduas, Leduc et Gauvreau qui ne sont pas toujours d'accord et qui déclarent tous trois avoir dépassé l'automatisme québécois. Il reste cependant que leurs divers propos sont, dans l'ensemble, très constants et semblables, ce qui nous permet d'essayer d'établir une définition opératoire de l'automatisme québécois qui sera approfondie et enrichie par des études ultérieures. Afin de ne pas dépasser les bornes du résumé, je cite ici seulement quelques phrases de cette définition qui se trouve en entier dans la conclusion : une expression individuelle, spontanée et libre de toute contrainte (académique, religieuse, politique, rationaliste, etc.) qui s'inspire des impressions imprévues et bouleversantes d'une exploration progressive et agressive de l'inconscient ; au heu d'assister passivement aux irruptions inconscientes, l'artiste s'y jette audacieusement et activement avec beaucoup d'émotion. Aux intentions conçues d'avance, on préfère des conséquences spontanées et imprévisibles de son travail. De plus, l'artiste ne s'intéresse pas à l'anecdote et spontanées et imprévisibles de son travail. De plus, l'artiste ne s'intéresse pas à l'anecdote et n'enregistre pas simplement ce qu'il découvre mais se sert plutôt de ses trouvailles pour s'exprimer et pour créer des oeuvres originelles et authentiques. Ainsi, on s'éloigne de la figuration pour préférer la non-figuration qui, elle, favorise l'expression fidèle de l'inconscient [...]

Type de document:Thèse ou mémoire de l'UQAC (Mémoire de maîtrise)
Date:1997
Lieu de publication:Chicoutimi
Programme d'étude:Maîtrise en études littéraires
Nombre de pages:257
ISBN:1412307708
Identifiant unique:10.1522/10983909
Sujets:Arts et lettres > Étude des arts et des lettres > Études littéraires
Arts et lettres > Création littéraire et artistique > Arts visuels et médiatiques
Département, module, service et unité de recherche:Départements et modules > Département des arts et des lettres > Unité d'enseignement en lettres
Directeur(s), Co-directeur(s) et responsable(s):Guy, Jean
Mots-clés:Surréalisme (Littérature)--Québec (Province), Automatisme, Influence littéraire, artistique, etc, Surrealism (Literature)--Quebec (Province), Automatism, Influence (Literary, artistic, etc.), THESE, AUTOMATISME, QUEBECOIS, SURREALISME
Déposé le:01 janv. 1997 12:34
Dernière modification:03 juin 2011 13:55
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